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Wasselonne, un peu d’histoire




Le Château de Wasselonne

Au Moyen Age, la ville de Wasselonne était défendue par un château érigé sur la hauteur qui dominait la cité. De ce château, il ne reste aujourd’hui que la porte d’entrée, une tour ronde, l’ancienne demeure du bailli et quelques pans du mur d’enceinte. Mais l’aspect qu’il présentait à la fin du XVIIe siècle nous a été conservé par plusieurs gravures, plans et descriptions de l’époque.

Aucun texte n’évoque l’existence du château de Wasselonne avant le XIVe siècle. S’il existait entre le Xe et le XIIIe siècle, il devait être de proportions plus modestes et n’avoir été développé en une puissante forteresse qu’à partir du XIVe siècle. Au début du XVe siècle, il est présenté comme l’une des forteresses les plus importantes de la Basse Alsace, une chronique de l’époque prétendant même qu’il ne trouvait pas sa pareil dans le pays. Le château possédait 27 tours, 5 énormes et 22 plus petites.

En 1448, le château fut conquis et détruit par les corporations strasbourgeoises en représailles de l’alliance conclu entre le bailli de Dahn, alors propriétaire du château, et le comte de Fénétrange accusés par les strasbourgeois d’avoir soutenu les Armagnacs ravageant et brûlant des villages du territoire de Strasbourg.

Le château fut reconstruit rapidement. De tracé presque circulaire, se succédaient trois murs d’enceintes avec deux fossés sans eau. Une quinzaine de tours flanquaient les deux premières enceintes. Au centre, une haute tour carrée, ancien clocher d’église, faisait office de tour de guet.

En 1674, pendant la guerre de Hollande, l’armée de Turenne s’empara du château par surprise. Après un bombardement de trois jours par l’armée du prince de Brandebourg contraignant la garnison française à se rendre, le château fut partiellement détruit. Il ne fut plus reconstruit.



La Tour Carrée

La porte d’entrée du château flanquée de deux tourelles rondes a été surélevée par une tour carrée en 1789, afin de remplacer la tour de guet se trouvant au centre du château et détruite en 1674. La partie inférieure comportait le logement du gardien et des cellules pour prisonniers.

La défense du château prévoyait de nombreuses meurtrières et des mâchicoulis. Une meurtrière au-dessus de la voûte de la porte d’entrée est fermée par une pierre de taille cylindrique que l’on peut pivoter facilement. En dessous, un cadre comportait les armoiries du seigneur ; armoiries martelées lors de la révolution.

La tour carrée abrite un mécanisme d’horloge datant de 1881 ainsi qu’une grande cloche installée en 1818.

 

La tour Ronde

Cette tour partiellement démantelée se distinguait par son fort diamètre (12 m) et son imposante hauteur (20 m). Elle renfermait plusieurs casemates. La salle de batterie était équipée de trois canons dont le tir pouvait s’orienter dans trois directions différentes.    


L’ancienne demeure du bailli (également nommée bâtiment Prévôtal)
Cette grande bâtisse qui servait de logement au bailli a été transformée à travers les âges. Elle possède une belle cave ainsi qu’une petite chapelle.

Les murs d’enceintes
Seuls quelques pans de murs subsistent encore et rappellent la forme circulaire du château.


Le blason de la ville

L’armorial de Louis XIV a confié à la commune de Wasselonne le blason suivant « porte d’azur à un saint Laurent, martyr, vêtu en diacre tenant un gril de sa dextre abaissée, et une palme de sa senestre, le tout d’or ».

Le blason simplifié, le gril posé en barre, qui se trouve sur le linteau du porche de la maison 23 place du marché (année 1606) a été confirmé par l’empereur Guillaume II par une « Wappenverleihung » (attribution des armoiries) le 25 août 1909.

Saint-Laurent est le Patron de la ville, de la paroisse catholique et le Titulaire de l’église protestante de Wasselonne.

Entre autre, l’association qui regroupe une section de gymnastique, de tennis et de tir porte le nom de Cercle Saint-Laurent, ainsi que l’Espace Municipal.

Qui était-il ? Sous l’empereur Valérien (Publius Licinius Valerianus) parurent plusieurs édits contre les chrétiens et leur culte. Alors qu’il assistait le pape Sixte II dans la célébration de l’Eucharistie, l’archidiacre Laurent fut surpris par la police impériale (6 août 258) et exécuté quelques jours plus tard, après avoir probablement été torturé, afin qu’il livrât les archives et les biens de l’Eglise dont sa charge le faisait dépositaire. On l’inhuma près de la voie Tiburtine, sur le Campus Veranus, où se trouve sa basilique.

Ce martyre se retrouve dans les « actes » de saint Laurent. Sa « passion », rédigée au moins un siècle après sa mort, en grande partie légendaire, inspira de nombreux artistes, des poètes (Prudence) et des prédicateurs. On y voit Laurent, à qui le pape Sixte II, en marche vers la mort, confie les trésors de l’Eglise, sommé par Valérien (qui n’est ici que le préfet de Dèce) de livrer ces richesses. Après trois jours de délai, l’archidiacre revient avec une foule de pauvres et d’infirmes, qu’il présente comme les véritables chrétiens. Torturé, Laurent convertit un soldat, qui est aussitôt exécuté ; on place alors son corps sur un gril. De là, Laurent s’adresse à Valérien : « Je suis assez rôti de ce côté ; tourne-moi de l’autre. » Fête le 10 août.

(sources : Cercle d’Histoire de Wasselonne)



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